Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 18:15
Des larmes coulent sur mes joues, sensation de détresse, de tristesse infinie.
Qui sera passée dans un instant. Solitude extrême.
Je crois. J'espère.
L'ombre de d'autres instants tout aussi déroutants plane, me donnant l'impression que ce moment ne s'arrêtera pas. Puis il disparait.
Les larmes s'arrêtent de couler et l'angoisse amorcée, qui était cachée comme un bombe à retardement au fond de mon cœur, s'en va. Je respire.
Comment expliquer ces instant de pure détresse,d'angoisse,de peur ? Alors que rien ne semblait devoir les déclencher, alors qu'on avait soigneusement cadenassé toutes ces émotions au fond d'une cage-apparence , se donnant l'air serein, ne flanchant pas.
Alors qu'il a suffit d'un mot , d'une pensée, qui passait par là et n'avait rien à voir avec cette angoisse, pour que cela ressurgisse , sans prévenir. Sans raison.
Même si on en trouvera peut être par la suite en tentant désespérément de mettre le doigt sur ce qui a pu nous déclencher cette émotion.
Car il DOIT y avoir quelque chose, non?  On doit bien se rassurer, disséquer , trouver une explication pour chercher une solution... c'est ce qui nous sauve, nous permet d'avancer, d'en triompher, de croire que ça ne reviendra pas ... ou pas tout de suite. De guérir. De ce sentiment de peur/solitude qui nous inquiète tant.
Pourtant, cette fois-ci, malgré moi, je l'ai laissée venir. Cette angoisse. Je l'ai laissée passer sur moi, me prendre un court instant et repartir comme elle était venue, déchargeant mon cœur d'un trop plein de peurs, de blessures et d'émotions contraires. Me permettant de me retrouver , un peu .

Et puis j'ai pensé à ces ami(e)s. Que j'adore. Qui me soutiennent, me font sourire, rire, rêver, m'amuser, parler sans fin et sans faim. Dont je sais que pour certain cette sensation-tristesse/détresse est un cauchemar, une angoisse qui ne veut pas toujours dire son nom. J'ai essayé de m'imaginer, d'imaginer ma réaction si cet instant-crise avait duré. Trop dur. Beaucoup trop. Je ne sais pas si j'arriverais à continuer à vivre comme ils le font, en puisant dans chaque jour une nouvelle force pour s'émerveiller, s'amuser, vivre et être heureux envers et contre tout.
Et je ne peux qu'admirer leur courage , essayer d'être là quand ils en ont vraiment besoin, sans jamais être vraiment sure d'y arriver. Et puis esperer. Croire que tout va s'arranger , que demain, dans un instant, dans une heure ou une minute tout sera plus beau, plus heureux.

 Je suis fondamentalement optimiste, puisqu'il faut avancer , autant aller vers quelque chose d'autre, de mieux.
Et même si parfois c'est totalement désespérant de voir un ou une ami(e) traverser ces moments difficiles, même si c'est dur, même si ça m'inquiète et me blesse plus qu'on ne peut l'imaginer, au fond , merci. Merci de me faire assez confiance pour partager ce moment, de ne pas céder aux sirènes de la solitude , de ne pas me le cacher ... parce que je préfère mille fois le vivre avec toi que de t'imaginer seul(e), supportant ce sentiment insupportable pendant bien plus longtemps que ce que je n'en serais jamais capable. Et aussi parce qu'après la pluie, l'orage, l'a tempête... vient le beau temps , le rayon de soleil que l'on pourra tout autant partager. Et en souriant !

:-)

Par louve cerise - Publié dans : bout d'écriture
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