Mercredi 26 mars 2008

chimère-oiseau , retouchée pour la couleur .
par louve cerise
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Vendredi 21 mars 2008
Et voilà que sans trop comprendre pourquoi, j'ai peur.
J'accélère le pas.
Il y a beaucoup de monde dans cette rue. Trop à mon gout.
Je suis bien incapable d'expliquer pourquoi je suis prise de panique , pourquoi cette foule m'oppresse ..
Dans ma tête,des images défilent, toujours les mêmes depuis bientôt trois jours.
Des forêts calmes et immenses, puis de grands immeubles. Des prés pleins de boues et d'herbes à peine sorties de l'hiver, des rues grises . Une montagne qui respire d'un vent frais et agréable, un vilain crachin sous un ciel gris. Une petite salle grise ...
La panique se calme un peu. Mais mon pas ne ralentit pas.
J'ai oublié quelque chose, je le sais. Mais quoi?
Je n'arrive pas à trouver. J'ai cherché pourtant. Depuis trois jours je ne fait que ça,chercher. Chercher d'où vient cette impression d'oubli permanent. J'ai fouillé mon sac des dizaines de fois. Mon portable? Mon bouquin? Mes clés? Mon porte feuille? Mon écharpe? à chaque fois le même cinéma, pour mieux m'apercevoir que tout est bien là.
J'ai ouvert mon agenda bien plus souvent qu'il n'en a l'habitude, cherché une note annexe que j'aurais pu "zapper", un appel urgent à passer, un contact à ne pas oublier. Mais rien. Je me suis même persuadée que j'oubliais un anniversaire, j'ai acheté un cadeau pour la personne concernée... pour me rendre compte que ce n'était pas ça .
Alors quoi?

Et puis,après que j'ai quitté prudemment cette grand' rue pour une plus petite et calme, tentant pour la énième fois de trouver ce qui me manquait tant , j'ai croisé une hirondelle.
Elle m'a regardé , a pépié doucement puis c'est envolée.
Lentement, son image s'est ajoutée à celles qui défilaient sans cesse dans ma tête.
Lentement, les éléments se sont assemblés.
Et puis soudain, j'ai couru jusque chez moi, j'ai fait ma valise et j'ai filé prendre le train.
Arrivée à la gare, chez moi, il bruinait*.
Et pourtant, je me sentais bien mieux.

Qui a dit qu'une hirondelle ne fait pas le printemps?



--
* drachait, pleuviotait...

_____________________________

Et voilà, comme d'habitude,  impossible de suivre un rythme d'écriture , du coup j'abandonne : j'écrirais/publierais quand ça viendra, que ce soit 1 mois entre deux bouts d'écritures ou quelques heures.
Merci à tout ceux qui me supportent comme ça (je ne leur laisse pas vraiment le choix ><').

ps: utile de préciser quand un texte est presque entièrement imaginé et que ce n'est pas clairement visible (quand je n'ajoute pas des fées,des loup-garous ou autres elfes)? ou le mystère en vaut il plus la peine?

par louve cerise publié dans : bout d'écriture
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Samedi 1 mars 2008
<<Tient,regarde qui vient là! ... encore eux surement...>>
Et dans ce eux  j'entends comme de la rancoeur et un peu de colère...
Surprise, je regarde  par la fenêtre. Un homme d'un certain âge accompagné d'une pitchounette qui ne doit pas encore avoir 10 printemps frappent doucement au portail.
J'hésite un instant, le regard désapprobateur de ma grand-mère est sans équivoque ... elle sait les reconnaitre de loin et ne les aimes pas.
Ils frappent encore, attendent.
J'ouvre la porte fenêtre et sort sur le balcon, j'ai encore un doute sur l'identité de nos visiteurs ... et les laisser à la porte comme si je n'avais rien entendu ne les fera pas partir plus vite ... et puis il y a l'enfant.
Il me voit,s'approche. Je ne descend pas.
Dans ma chemise trop grande et mon immense robe à fleur des "samedi-maison" ,les cheveux mal coiffés,je le regarde s'approcher avec un peu plus de méfiance maintenant.
Il est tout sourire, mais a un je-ne-sais-quoi qui me dérange. Un peu de glace derrière ce sourire sans doute. Et puis l'enfant qui reste en retrait.
Une troublante ressemblance avec mon grand-père peut-être , mais une ressemblance qui s'arrête là,jamais mon grand-père ne m'aurait emmenée dans une ballade comme celle-là,jamais il n'aurait eu un sourire qui ne soit pas totalement "vrai" ... et quand il parlait(et il parlait peu) ce n'était pas pour ce genre de choses...
Car l'homme parle, tout sourire, et dès qu'il a ouvert la bouche j'ai compris que le flair de ma grand-mère pour les repérer est toujours aussi bon .
Entre deux bribes de phrases <<peut-être n'avez vous pas eu d'instruction religieuse?>><<Bien sur que si,ma grand-mère m'a appris ... mais je ne suis pas interressée,merci bien>> j'ai une pensée pour elle qui me regarde,derrière la fenêtre... un vague souvenir des premières fois où j'avais assisté à une tentative de visite de leur part et où ma grand-mère les avait envoyé paitre , furieuse (et si elle avait eu un balai à disposition je n'aurais pas donné cher de leur peau). Je crois bien que c'est elle qui nous avait appris sans même avoir besoin de nous l'expliquer à nous méfier d'eux alors que nous étions surement bien plus jeune que la pitchoune qui nous regarde là-bas ...
Et l'autre de repartir à la charge :<<les hommes religieux vous ont déçus? >> <<ils ne sont pas les seuls responsables ... j'ai d'autres raisons de ne pas croire ... >> dialogue de sourd . L'enfant là bas à l'air de s'ennuyer ferme. Une pensée pour ma voisine d'enfance qui a payé les pots cassés de leur fichu volonté de ne se séparer d'aucun de leurs membres quand son père les a quittés ... et si il n'y avait eu qu'elle ...
Enfin,il se décide à repartir. Me donne un prospectus(qui fera la joie de mon ptit frère -il adore les bruler-) , m'invite à venir à une de leurs réunions. <<je ne crois pas,merci>>. Et il repart, l'enfant sur les talons.
Et avec eux, mon sourire factice s'en va ... un coup d'oeil sur le prospectus me confirme leur appartenance à un secte du coin. Pauvre gamine.
C'est d'ailleurs ce que dira, furieuse, ma grand-mère quelques instants après.<<ils n'ont donc pas honte? quelle horreur d'emmener des enfants pour faire ça ! >> . J'attends encore quelques minutes avant d'aller donner le prospectus à mon frère ,excité comme une puce, <<Ils sont encore là? dit,dit,que j'aille leur prendre la tête*...>><<Non,ils sont partis ... >>
Je retourne dans la salon et ajoute doucement <<tu sais,mami,si il y avait pas eu la pitchoune je crois que j'aurais fait venir Val' avant qu'il parte,histoire de les faire tourner en bourrique ... mais là ... je peux pas supporter que les enfants payent les pots cassés...>>
Je l'entend grommeler <<une honte...>> tout en se penchant à nouveau sur ma future nouvelle jupe.


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*à peu de choses pret,en moins soutenu ^^

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à peu de chose près, ce à quoi nous avons eu le droit cet après-midi,toute ressemblance avec des faits réels est volontaire.

par louve cerise publié dans : bout d'écriture
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Vendredi 22 février 2008
J'ai entre 6 et 10 ans, pas plus.
Il y a quelques minutes, je filais à toute allure, maintenant je suis bloquée, là , par terre.
Je ne sais même pas si Il l'a fait exprès... ou si ma maladresse et mon manque d'équilibre alliés à sa vitesse on suffit. Peut-être a-t-il tourné un peu court.
Qu'est ce que j'en sais? Qu'est ce que j'en ai à faire? En vérité ce genre de questions, en ce moment je ne me les poses pas!
J'ai mal. J'ai horriblement mal. Plus de souffle, l'impression que je n'arriverais jamais à remplir mes poumons. Ma bouche s'ouvre, mes poumons sont fermés. Je revois en boucle précise et rapide quelques secondes, celles où je vois le sol s'approcher, où je m'y cogne. la boucle s'arrête, mais pas le manque d'air.
Je re-tente une inspiration, sifflante, trop douloureuse .
Dans le silence qui s'est fait après ma chute, dans le calme presque immédiat qui a suivit la tempête, je vois un point noir s'approcher de moi , vite, trop vite... étrangement, ça me rassure.
Derrière la masse noire ,moins rapide , la monitrice arrive. La masse noir est déjà sur moi, ouvre sa gueule rose et fauve. Quelques coups de langues me débarbouillent alors que je tente une nouvelle inspiration.
Déjà, la monitrice écarte la chienne qui s'élance aussitôt vers l'autre bout du manège.
En un instant elle atteint l'endroit ou s'est arrêté mon cheval et "l'engueule" consciencieusement à grands aboiements.
Je reprend mon souffle péniblement, un peu soulagée.
Notre fauve noir s'acharne à grand cris sur la monture qui a osé me désarçonner, me laisser tomber au lieu de me rattraper. Pour elle, c'est sa faute, pas la mienne.
Et j'ai beau savoir que ce poney n'y est pour rien, je me sent un peu mieux .
Quand elle le quitte , comme à regret , à la demande de notre mono, c'est pour aussitôt aller me voir, arrêter mes larmes pour de bon avec un dernier coup de langue et s'assoir à moitié sur moi pour que je me mette à la caresser et prenne mon temps pour me relever. L'art de passer des larmes au rire. Je sourit malgrès la douleur* et profite du maigre répis qu'elle me donne.
Quand je remonterais sur mon "terrible" poney un peu plus tard, je ne le craindrais plus. Elle lui a dit de se tenir tranquille, je sais qu'il ne bougera plus.
Elle qui m'a consolée de mes premières chutes.
Ma fantastique Javanaise.

Aujourd'hui cette après-midi, elle est partie vers un ailleurs. Un paradis des beaucerons où elle console surement d'autres enfants. Je la connaissait depuis au moins 12 ans. Une montagne d'amour et de gentillesse. Elle restera la plus belle .


*j'ai toujours été un peu/trés douillette, mes chutes à cheval m'étaient insupportables...

par louve cerise publié dans : life ...
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Jeudi 21 février 2008
Il est à peine plus de 15H, Mardi ...
J'arrive un peu en retard (la faute au soleil, j'en deviens totalement accro) et trouve l'occasion de bénir mes collègues syndiqués qui appellent à voter (ce que j'ai fait quelques minutes avant) et me permettent de trouver une place en amphi sans m'attirer les foudres de ma prof' de versification.
Le cours commence ... et je lache rapidement prise ... le choix de la syllabe pour "mesurer" les vers français et ses motivations, j'en ai déjà entendu parler. L'absence de "ton" (comme chez les chinois), d'accentuation significative (comme chez nos amis espagnols par exemple) ... etc ... pour en arriver à la seule solution réaliste avec les mesures syllabiques.... etc ...
j'aime bien, mais impossible de me concentrer dessus (mon voisin qui me montre des extraits d'"astérix" et de "stardust" sur son mini lecteur vidéo emmené pour l'occasion ne m'aide pas à me concentrer, mais même sans lui j'aurais eu du mal ^^)...
Au bout d'un moment, entre eux vagues prises de notes, je me met à griffonner.
Pas un dessin, contrairement à d'habitude (j'en fait peut-être trop depuis que j'écris sur feuilles blanches), mais quelques mots qui s'agencent naturellement,
un vers,une rime ...
Là bas, devant son tableau noir et blanc, notre prof parle à présent du nombre de syllabe,des alexandrins tant appréciés....
J'ai toujours trouvé ça un peu étrange, une difficulté supplémentaire peut utile, cette manie de vouloir des alexandrins... formater un vers ... demander à compter chaque syllabe pour qu'il en vale la peine, plus dur mais aussi plus fermé ?
Et puis un jours, il y a 2 ans, un prof', un autre, qui nous parlait poésie espagnole entre deux digressions, nous avait expliqué ... avec l'alexandrin, point de difficulté réelle (il nous disait qu'il en écrivait facilement, sans même s'en rendre compte, par habitude, de préférence quand il mettait par écrit une colère ), et un format qui touche le lecteur bien plus surement ... par habitude peut être ? Chez les espagnols c'est les décasyllabes qui avaient cette vertu que les français trouvent dans l'alexandrin...
Et je me met à relire mes deux lignes ...
"Tient,marrant,la première fait douze syllabes ! ... voyons la deuxième ... 12 !"
Pas si dur finalement ... avec un peu d'entrainement j'imagine qu'on s'en sort plutôt bien ...
Je n'aime pas trop les cadres, mais pour l'occasion, ces quelques rimes (pour la fin ,un peu boiteuses,certes) je les aimes bien...

"Et quand la lune m'enleva un soir d'été,
Le soleil ne pleura pas plus d'une journée,
Et mon coeur apeuré se serra à en crever,
Mes larmes endeuillées ne se turent jamais."

j'hésite toujours sur la troisième... j'avoue,les alexandrins c'est pas si évident ...



par louve cerise publié dans : bout d'écriture
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Mercredi 20 février 2008
La tour de Babel.

La tour de Babel,
S'élance vers le ciel,
Pleine de livres savants
Et de contes pour enfants.

En atteindre le sommet,
N'est pas chose aisée,
Mais une fois arrivé,
On voit la terre à ses pieds.

La tour de Babel,
Peut nous clouer au sol,
Comme une mouche engluée de miel,
Bloqués dans un rôle,
De lecteur trop terre à terre,
Croyant tout savoir faire,
Et refusant d'accepter,
Toute autre forme de pensée,
Que celle indiquée,
Dans les livres sacrés.

La tour de Babel,
Peut nous donner des ailes,
Nous emmener dans des mondes,
Où la terre n'est pas ronde,

Car elle contient des secrets cachés ,
Qui permettent de s'envoler
Dans un monde de rêverie
Sans fin ... où tout vit.

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Un vague petit essai pour un projet autour de la tour de Babel ... finalement je n'ai rien envoyé à ceux qui faisaient un recueil sur ce thème ...
par louve cerise publié dans : bout d'écriture
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Mardi 19 février 2008
L'allée était bien silencieuse. Trop?
Difficile à dire. Tout comme il était bien difficile de s'imaginer cette allée sans silence pour moi.
Chaque fois que je l'avais traversée , elle m'avait parue silencieuse. D'un silence qui n'accueille ni ne repousse, un silence qui est là, comme toujours, et fait partie d'elle même.
Cette allée silencieuse me permettais , au fond, de me préparer aux heures qui allaient suivre. Heures sans bruit, avec si peu de sons qu'en temps normal on en entendrait les mouches voler. Et on ne les entendais même pas, car  même les mouches avaient appris à se taire ici.
J'avançais donc, silencieux moi aussi pour l'occasion, pas angoissé , juste calme. Angoissé je l'avais été pendant des années à chaques fois que je traversais cette allée, mais ces années là étaient passées, s'étaient tues, et l'angoisse avec elles.
Ce calme assourdissant me regardait m'avancer dans l'allée, m'arreter, ouvrir mon sac . Y prendre une balle aux couleurs vives et criardes. Viser en silence, toujours cette même fenêtre. Celle où , la toute première fois que j'ai traversé cette allée, j'ai vu Adeline.
Adeline qui ne souriait pas dans son monde-silence.




Mon coeur bat plus vite, mais le silence le calme, le temps de lancer ma balle colorée.
Qui s'envole, douce et forte, sans bruit.
Et soudain, dans un choc fantastique, bruyamment magique, la fenêtre se brise,
et moi je m'échappe,
dans un grand éclat de rire.













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Me revoilà ... 
par louve cerise publié dans : bout d'écriture
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Jeudi 14 février 2008

Poème dédié a mon Zozo ... ... poème écrit en février 2006...


Enzo.

Je t'écris ce petit poème pour te dire,
Que jamais je ne t'oublierais,
Et maintenant qu'est arrivé le pire,
Toi, que plus jamais je ne verrais,
Et que j'aime et j'aimerais,toujours ,
Toi,mon plus grand amour,
Je voulais juste te rappeler,
Que tu restera dans mon cœur,
Même si tu t'en est allé,
Toi qui m'a donné tant de bonheur...

Je dois bien t'avouer que pourtant ,j'ai essayé...
De t'oublier...
Parce que me rappeler de toi,
De toi et moi,
Me faisait autant de mal ... que de bien.
Mais ,comment oublier ,
Quelqu'un qu'on a tant aimé ?

Bientôt se sera la St Valentin ,
Et je penserai a toi,a nous ,au passé...
Peut être que je pleurerai...
Mais ,jamais,jamais,
Je ne pourrai arrêter de t'aimer.

A mon Enzo ...

qui s'est éteint en octobre 2005... drôle de ch'val courageux, j'ai mis longtemps à revivre "normalement" ... c'est dure à expliquer, il me manque toujours un "quelque chose" particulier qu'il m'apportait ...
Cette année en arretant de monter je me suis aperçue que ce "quelque chose" je n'avais pas réussi à le retrouver chez un autre cheval non plus ... c'est pas faute d'avoir essayé ...je crois qu'au fond il y a des être qui nous touchent plus que d'autres, des être avec qui on se connecte ... humain ou animal ça ne fait pas de différence ... je crois que je n'arriverais jamais à être vraiment rationelle ... ce boud'cheval je l'ai pleuré durant un an et des poussières ... là où mon grand-père je ne le pleure déjà plus , j'avais commencé avant qu'il ne disparaisse mais ... j'abandonne l'idée de me comprendre .

_________
quelques histoires plus ou moins sans queue ni tête dans ma besace ... je reviens !

par louve cerise publié dans : life ...
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Mercredi 30 janvier 2008
Voilà,après avoir mis plusieurs jours à me décider sur la fin du texte précédent (un peu lourd, le-dit texte,non?), je vous quitte.
Oh,pas pour longtemps (comparés à mes délais habituels -_-') , juste un peu plus d'une semaine que je vais passer à traumatiser joyeusement des boud'chous de Ce2 "à la neige" ...
J'en reviendrais surement avec pleins de nouvelles idées en têtes (comme si je n'en avais pas déjà trop ) , pleins d'histoires plus ou moins vraies!
Bien que rien ne soit encore certain, j'ai mon semestre (une de mes résolutions déjà à moitié tenue ! :-) ) ! Et avec une note qui me marquera longtemps en stylistique (d'ailleurs je penche encore pour une erreur du secrétariat , me tape pas silkooo !) ...
Que dire de plus ? à bientôt !!!
par louve cerise publié dans : life ...
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Vendredi 25 janvier 2008
En jeune fille bien éduquée, Elle  ne laissa transparaitre son désaroi qu'un court instant et personne ne s'aperçu de rien. Aussi,quand l'inconnue se tourna vers Elle , prenant conscience de sa présence, Elle arborait un sourire sympathique qui n'aurait pu paraitre forcé qu'à un oeil bien habitué.
L'inconnue lui rendit son sourire avenant et lui demanda :
<<
-Bien le bonjour, je ne crois pas avoir la joie de vous connaitre...
-Non, nous  n'avons pas encore été présentées,répondit elle ... cette présentation traditionnelle lui permit de reprendre totalement contenance , ... Je m'appelle Valentine de la Garennaise,fille du Duc de la Garennaise , mais appellez moi Valentine...
-Je suis enchantée de faire votre connaissance ! Je  me nomme quant à moi Apolline de la Hague... je dois avouer que je suis un peu perdue ici, c'est la première fois que je viens ...
-Laissez moi vous guider, répondit-elle en souriant, tordant le cou à ses démons intérieurs..>>
Elle la guida vers la piste de danse, et tout en discutant de tout et de rien  lui expliqua quelques uns des usages du lieu . Quelques minutes plus tard, elles riaient ensemble comme deux vieilles amies.
Malgrés l'étrange douleur qu'elle ressentait dans sa poitrine, Valentine était bien incapable d'en vouloir à celle qui lui était inconnue quelques instants avant. Elle se surprenait même à apprécier son humour particulier et sa gentillesse évidente. La douleur tendait à disparaitre quand l'inconnu s'approcha d'elles.
-Permettez moi de vous inviter pour cette première danse, charmante Apolline , annonça-t-il en souriant et se courbant légèrement.
-Oh, Wilfried, ne te comporte pas ainsi ! s'écria aussitôt Apolline en rougissant .
-Allons donc,nous nous sommes suffisament entrainés ensemble ,tu ne crains rien ... Permettez que je vous l'emprunte ,ajouta-t-il à l'attention de Valentine en lui adressant un charmant sourire qui la fit fondre comme neige au soleil tout en lui enserrant le coeur de façon insuportable.
Elle ne pu qu'aquiescer en les regardant s'éloigner le coeur serré.
Après les avoir vu enchainer trois danses sans se quitter, elle commença à se résigner ...
Après la quatrième, se répéta plusieurs fois qu'elle n'aurai tout simplement pas du s'attacher autant à un inconnu sans le connaitre et que la prochaine fois ...
Après la cinquième elle se résolue à se chercher un autre cavalier histoire de ne pas trop mal terminer la soirée.
Elle s'aperçue alors que la soirée touchait déjà à sa fin et qu'il ne restait plus grand monde pour la dernière danse.
-Mademoiselle de la Garennaise? m'accorderiez vous...
Elle se retourna, tout sourire, pour se retrouver face à ....
-Oh, Comte de Barrière ... sa voix trahissait à peine sa déception et elle se félicita intérieurement d'avoir réussi à se maitriser...
Il sembla hésiter tout à coup,se rappellant qu'elle l'avait abandonné un peu plus tôt... il n'eut pas le temps d'hésiter plus :
-Permettez que je vous l'emprunte? demanda Wilfried comme arrivé de nulle part ...Si vous le voulez bien bien entendu , ajouta-t-il à l'attention de Valentine. Celle-ci lui répondit par un sourire radieux et se laissa entrainer sur la piste de danse , oubliant soudain toutes ses déceptions de la soirée pour ne plus se concentrer que sur la valse finale.
Quand celle ci toucha à sa fin , elle s'aperçu qu'ils ne s'étaient pas quitté des yeux un seul instant pendant toute la valse... elle rougit violemment et profita de l'arrivée d'Apolline pour cacher son trouble. Après quelques instants Wilfried se rendit à l'entrée pour aller chercher leurs affaires.
C'est alors qu'Apolline se pencha à l'oreille de Valentine et lui dit à voix basse :
<< - Je n'avais encore jamais vu mon frère aussi joyeux, ce bal est fantastique!>>












_________________________

fini ... j'ai longtemps hésité,passé en revue une bonne dizaine de fin alternatives et je serais bien incapable d'expliquer pourquoi j'ai choisie celle là !

par louve cerise publié dans : bout d'écriture
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